Après la canicule… c’est chaud

Après la canicule… c’est chaud
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Juin 2019 a été le mois de juin le plus chaud jamais enregistré dans le monde, notamment en raison d’une canicule exceptionnelle en Europe, appelée à se reproduire sous l’effet du réchauffement de la planète.

[cmsmasters_dropcap shortcode_id= »69f3d3324e » type= »type2″]C'[/cmsmasters_dropcap]est du jamais vu : des feuilles brûlées comme passées au chalumeau, des raisins carbonisés…

On restera quoi qu’il en soit bien loin du record de température à l’échelle mondiale. Selon Météo France, qui s’appuie sur ses équivalents à l’étranger, 54 degrés ont été atteints à deux endroits : Furnace Creek, dans la Vallée de la Mort (Californie), en 2013, et Bassorak (Irak) en 2016.

Il y avait eu la canicule d’août 2003, exceptionnelle, par sa durée, son intensité et son extension géographique. 44,1° C enregistrés aux stations de Saint-Christol-les-Alès et à Conqueyrac, dans le Gard, et 19 000 personnes décédées du fait de la chaleur.

Il y avait eu la canicule de juillet 2006, le mois de juillet le plus chaud en France depuis 1950, une mer à Marseille atteignant les 30 degrés et une surmortalité de plus de 2000 décès.

Il y avait eu la canicule de l’été 2015, avec des conséquences sanitaires importantes et un excès de mortalité de 3300 personnes. Puis les vagues de chaleur de 2016, la canicule de 2018 et enfin celle de 2019, avec un nouveau record battu le vendredi 28 juin avec 45,9 °C relevé à Gallargues-le-Montueux, à l’ouest du Gard, à 16 h 20 ! Jamais la barre des 45°C n’avait été franchie dans les annales météo ! Le mois de juin le plus chaud enregistré en France et dans le monde. Une canicule exceptionnelle jusqu’à l’année prochaine, puis l’année suivante et l’année d’après, toujours plus chaud. 2020. 2021. 2022… 46°. 48°. 50°.

Comme au Rajasthan, des dizaines de milliers de village sans eau, des bêtes qui meurent, des villages entiers abandonnés, des paysans qui se suicident. L’Inde, frappée par une sécheresse historique. C’est toujours ça qu’ils disent. Comme un refrain. Exceptionnel. Historique. Des températures exceptionnelles qui surprennent par leur caractère singulier, inhabituel, bizarre, étonnant…C’est toujours ça qu’ils disent. Exceptionnel comme les crises financières, les inondations, les accidents nucléaires ou les cyclones tropicaux. Ils disent cela pour nous rassurer.

 

De plan canicule en plan canicule, le gouvernement gouverne avec ses recommandations dérisoires

… en direction des travailleurs, des jeunes enfants, des personnes isolées ou en situation de précarité, toute une panoplie de mesures insignifiantes destinées à réguler le comportement à court terme des individus sans s’attaquer aux causes profondes : surveillez la température ambiante, portez des vêtements légers, amples et de couleur claire, protégez vous la tête du soleil, buvez, utilisez un ventilateur d’appoint, faites des repas légers…etc…etc…Comme une illustration de la biopolitique, chère à Michel Foucault. Le gouvernement régule, contrôle, mesure, planifie, sécurise et protège les populations, sans que rien ne permette de ralentir la désertification de la planète.

Par pans entiers. Afrique, Chili, Inde, Australie, Espagne, Portugal, États-Unis, France, Russie, de nombreuses régions du monde subissent l’accélération de la sécheresse mondiale et ses conséquences. Par pans entiers, les réserves d’eau diminuent, les sols se dégradent, les mégafeux, les brasiers incontrôlables se multiplient. Californie, Catalogne, Alberta, Pedrogao Grande… Par pans entiers, la terre brûle et le désert croît. Les moustiques remontent, on se réjouit de vendre des climatiseurs. Des centaines de millions de personnes sont concernées mais ce sont des murs que nous érigeons.

La Terre gronde. La “petite chienne” nous mord les mollets et on se baigne heureux dans les fontaines du Trocadéro. Après la canicule, c’est toujours la canicule, la flèche du temps qui s’entortille, jusqu’où ça va ?

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