Le Bruit des Arbres – Opus de novembre 2019

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PAR FRANÇOIS LOTTEAU

Envie de tout changer.
J’avais cette envie. Avant. Avant qu’on nous dise
qu’il fallait tout changer.

Tout changer
parce que tout va s’effondrer.
L’envie qui me vient,
quand j’entends ça,
C’est plutôt de me planquer,
de construire un bunker,
Ou mieux, d’en profiter
en attendant la mort.

L’horreur du conte de fées sanguinaire me rassure
Le frisson est délicieux
à l’abri de la voix maternelle.
La forêt brûle dans la télé
Pendant que je m’enfile
une pizza dans mon canapé.
J’y crois pas vraiment à ma mort
Tant que je suis vivant.
Je meurs pas dans le film, je frissonne, je profite.

A quoi ça sert de mourir à l’avance ?
Et je mourrai de toute façon
Même si rien ne s’effondre
d’autre que moi.
Peut-être que j’aurais envie
d’être encore vivant
Quand tout va s’effondrer.
Un truc à vivre, enfin.

Je n’ai pas l’étoffe d’un martyr,
Pas envie de mourir
pour une promesse de paradis.
Mais le bouquet final,
plein les yeux, une extase…

Etrange attente.
Je m’emmerde avant le feu d’artifice.
Un gamin joue avec un brin d’herbe.
Une vague idée de paradis terrestre,
Toute la beauté que l’on piétine,
La bonté dans les yeux
de cet orang-outang
Qui berce son petit
derrière les barreaux du zoo.
En moi la révolte monte.
En moi enfle la colère.
Puis la joie.

L’envie de tout changer
me revient en pleine gueule,
Parce que là, maintenant,
Je vis.

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